Les appels traités
Entre le 15 novembre 1993 et le 31 mars 2008, plus de 125 000 personnes ont fait appel à Jeu : aide et référence. 754 personnes anglophones ont utilisé le service cette année.
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La provenance des appels
En 2007-2008, des 10 077 appels traités, 72% provenaient de personnes très préoccupées par leurs habitudes de jeu (27% de femmes et 45% d’hommes). Parmi les autres appelants, 7.4% étaient des personnes de l’entourage d’un joueur (frère, soeur ou ami); 5% étaient des conjoints; 3.5% étaient des parents; les intervenants sociaux représentaient 11.7%. Du nombre des appelants, 96% étaient des adultes, 3% des aînés et 1% des adolescents et des enfants. Depuis janvier 2006, de l’aide en ligne est accessible sur www.jeu-aidereference.qc.ca et 186 personnes ont utilisé ce service en 2007-2008. Notre site web a fait l’objet de 708 562 hits pour un nombre de pages lues de 147 225 et 52 916 visites.

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La nature des demandes
Les appels reçus portent sur :
- des demandes pour de l’écoute et du soutien par les joueurs, leurs conjoint(e)s, les tiers et les parents (7 % des appels);
- des demandes pour de l’’information générale sur la problématique du jeu compulsif (34% des appels);
- des demandes pour des services de réadaptation, de counselling, des groupes d’entraide ou d’autres demandes connexes comme des ressources pour des consultations budgétaires, des problèmes de violence, de toxicomanie ou de suicide (59% des appels).
Soulignons que 45% des demandes d’aide spécifique qui nous sont adressées sont traitées directement par notre équipe et ne nécessitent pas de référence.

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Les types de jeux mentionnés
Parmi les types de jeux mentionnés le plus souvent par les appelants, soulignons les appareils de loteries-vidéo (78% des mentions), les machines à sous aux Casinos (7%), les loteries (5.5%).

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La provenance géographique des appels
Quant à la provenance géographique des appels, 53% proviennent de la grande région de Montréal, 13% de la Montérégie, 8% de la Capitale Nationale, 3% de l’Outaouais et 23% de toutes les autres régions du Québec.
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Le traitement des plaintes
Conformément à sa mission, Jeu : aide et référence a dirigé vers l’instance appropriée, durant la dernière année, 35 personnes désirant formuler une plainte au sujet d’un organisme ou d’un service dans le domaine du jeu. Notre service n’a fait l’objet d’aucune plainte qui aurait pu être traitée selon le protocole en vigueur.
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La formation continue
Le programme de formation continue répond aux besoins des intervenants face à l’évolution de la compréhension que l’on se fait de la problématique du jeu excessif et pathologique. Cette année, la direction du Centre a favorisé l’inscription des membres de l’équipe de Jeu: aide et référence au programme de formation continue du Centre Dollard-Cormier, les Jeudis CDC. Ainsi, trois intervenants ont participé à une journée dont le thème portait sur les dépendances en contexte d’itinérance; un autre intervenant a participé à une journée sur les dépendances et les déficits cognitifs. Trois autres intervenants ont participé à une journée de sensibilisation au vécu des proches d’une personne dépendante. M. Yves Bélanger, psychoéducateur a également animé une formation dont le thème était «Grandir ou souffrir à force d’aider». Enfin, Mme Rollande Chainey, psychologue au Centre Dollard-Cormier a animé une journée de formation sur l’approche motivationnelle utilisée auprès des personnes dépendantes.
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Les relations publiques
Concernant les activités de relations publiques, l’équipe de Jeu : aide et référence a participé à 39 activités, dont 12 émissions de télévision et de radio. Au total, le service a fait l’objet de 188 parutions dans les médias.
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Kiosques
- Semaine du Barreau de Montréal, avril 2007;
- Semaine de sensibilisation au jeu responsable, Fondation mise sur toi, septembre 2007;
- 20e Conférence annuelle des Déléguées et Délégués sociaux FTQ, octobre 2007;
- Centre d’Écoute et de Référence Halte-Ami : Semaines thématiques, novembre 2007 et mars 2008.
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Participation à des événements spéciaux
- Tournée des partenaires du RISQ concernant des aspects nouveaux des dépendances et de la réadaptation, avril 2007;
- Colloque «Travailler au bien commun : inspiration, motivation et engagement» de l’Association canadienne pour la santé mentale, mai 2007;
- Colloque annuel «L’aide aux proches des personnes dépendantes» Le Passage, Centre d’aide aux proches, mai 2007 ;
- Journée des partenaires sur les troubles concomitants en dépendance et santé mentale, Domrémy Mauricie, mai 2007;
- Centre québécois d’excellence pour la prévention et le traitement du jeu «Les multiples facettes du jeu», juin 2007 ;
- Journées professionnelles sur la santé mentale et la résilience, Conseil multidisciplinaire du Centre jeunesse de Montréal, juin 2007;
- Lancement d’un disque et d’un livre soulignant le 25e anniversaire de la Maison et Fondation Jean Lapointe, octobre 2007 ;
- Colloque sur l’écoute dans notre société, Centre d’Écoute et de Référence Halte-Ami, octobre 2007 ;
- XXXVe Colloque sur les dépendances et troubles concomitants, Association des Intervenants en toxicomanie du Québec, octobre 2007 ;
- 11es Journées Annuelles de Santé Publique, Journée sur les dépendances, novembre 2007;
- Colloque sur les jeux de hasard et d’argent, Laval, décembre 2007.
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Publicité
- Encart, Congrès annuel de l’Ordre des Infirmières et Infirmiers du Québec;
- L’Intervenant, Revue sur l’alcoolisme et la toxicomanie 2007-2008 (4 numéros);
- L’Infirmière du Québec, Magazine de l’Ordre ;
- La Gazette des Femmes;
- L’Express et La Parole, Drummondville;
- Bulletin Le Point de Repère, Lévis;
- Annuaires téléphoniques et Pages jaunes;
- Une vingtaine d’agendas et d’hebdos rejoignant divers groupes.
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Campagnes de promotion
- Alstom Télécité Inc. : dans le métro à Montréal, automne 2007;
- MétroMédiaPlus : affichage dans les autobus de 4 régions ciblées (Lanaudière, Chaudière-Appalaches, Laurentides et Montérégie), automne 2007;
- CBS Affichage: panneaux extérieurs et affichage dans les abribus des principales villes du Québec, automne 2007 et hiver 2008.
À l’automne 2007 et au courant de l’hiver 2008, la Fondation Mise sur Toi et le ministère de la Santé et des services sociaux ont lancé des campagnes massives d’information multimédia afin de faire connaître la problématique et notre service. De plus, le Centre international d’étude sur le jeu et les comportements à risque chez les jeunes, rattaché à l’université McGill, a diffusé différentes publicités avec nos coordonnées. Nous les en remercions chaleureusement.
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Deux projets-pilote
Le Ministère de la Santé et des services sociaux a confié au Centre deux projets pilotes à mettre en place concernant le jeu excessif.
Référence électronique
Le projet de référence électronique a été lancé en janvier 2007 et s’est poursuivi en 2007-2008.
Le nouveau site de Jeu : aide et référence est à la fois un site d’information générale et un site d’aide en ligne. Dès l’entrée sur le site, l’utilisateur est invité à choisir entre demander de l’aide ou demander des informations. De plus, il s’adresse à des joueurs, mais aussi à leur famille, aux proches ainsi qu’aux intervenants sociaux. Nous avons reçu 212 demandes d’aide durant les 12 premiers mois et 186 en 2007-2008.
Télécounselling
Le deuxième mandat confié au Centre de Référence a été d’offrir du counselling téléphonique c’est-à-dire de la thérapie brève par téléphone. Le Ministère de la Santé et des services sociaux a mandaté le Centre de Référence du Grand Montréal pour explorer l’avenue du télécounselling. Un modèle dit « à court terme » a été postulé précisant les balises de sept séances téléphoniques pour les participants. Un superviseur clinique et des intervenants qualifiés ont offert le télécounselling à un groupe de 84 personnes. Ces personnes proviennent de tous les coins du Québec. La phase expérimentale du projet s’est terminée en août 2006 et notre rapport final a été déposé au Ministère en décembre 2007.
Voici certains éléments qui nous semblent importants à retenir comme hypothèses de travail pour l’avenir.
- Le télécounselling présente un réel potentiel positif sur le plan de l’impact thérapeutique à court terme, lorsque mesuré sur la dimension des sommes dépensées et sur celle de la proportion des participants abstinents ;
- Le télécounselling ne serait pas davantage affecté par l’attrition que les autres modalités de traitement;
- Desservir tout le territoire du Québec à partir d’un seul point de service téléphonique semble réaliste;
- Le contact avec le conseiller a été l’élément le plus apprécié par la clientèle;
- La promotion d’un éventuel service de télécounselling devrait se faire de manière asymétrique et mettre davantage l’accent sur les régions excentriques;
- Le télécounselling permet de joindre une clientèle présentant une grande variation sur le plan des caractéristiques sociodémographiques;
- Cette clientèle présente des problèmes de jeu réels mais possiblement un niveau de détérioration moindre face au jeu. Le télécounselling présenterait donc un potentiel sur le plan de l’intervention précoce;
- Cette clientèle pourrait finalement être plus fragile et hésiter à demander de l’aide autrement;
- La modalité du téléphone pourrait correspondre aux besoins, aux attentes et peut-être au profil de certains usagers plus que d’autres. Il pourrait donc exister un sous-groupe de joueurs excessifs plus susceptibles d’être aidés par le télécounselling;
- Certains joueurs peuvent présenter une vulnérabilité à la rechute que le télécounselling à court terme ne permet pas de compenser. Le défi pour l’avenir sera donc d’identifier les caractéristiques associées à cette vulnérabilité afin de pouvoir offrir rapidement des modalités différentes ou complémentaires à certains participants plus fragiles;
- Même en demeurant dans le cadre théorique de l’intervention dite à court terme, rien n’empêcherait d’expérimenter avec la possibilité de rendre flexible la durée de la phase intensive du télécounselling, permettant d’insister sur certaines étapes plus difficiles du cheminement. On pourrait également allonger et intensifier le suivi, voire même offrir un service différent et complémentaire de soutien aux gradués du télécounselling;
- Une réflexion pourrait être entreprise pour diversifier l’offre de services. Un groupe de soutien téléphonique ouvert, disponible pendant mais surtout après la période de télécounselling, est certainement une piste intéressante.
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